Une clé de lecture

Modules et idéaux de Fitting

Extraire un invariant d’un module à partir des mineurs d’une matrice.

Décrire un module par générateurs et relations

Sur un anneau commutatif RR, un module de présentation finie possède une suite exacte

RmARnM0.R^m\xrightarrow{A}R^n\longrightarrow M\longrightarrow0.

Les nn vecteurs de la base de RnR^n représentent des générateurs ; les colonnes de la matrice AA donnent les relations que l’on impose.

L’idéal initial

L’idéal de Fitting initial Fitt0(M)\operatorname{Fitt}_0(M) est engendré par les mineurs de taille nn de la matrice AA. Il est indépendant de la présentation choisie. S’il n’existe aucun mineur de cette taille, cet idéal est nul.

Exemple

Pour M=R/(a)M=R/(a), la présentation est donnée par la matrice (a)(a). On obtient Fitt0(M)=(a)\operatorname{Fitt}_0(M)=(a). Pour une présentation carrée, l’idéal initial est engendré par le déterminant.

Ce que l’invariant permet de voir

Pour un module de présentation finie, l’idéal de Fitting renseigne sur son support : après localisation en un idéal premier p\mathfrak p, le module s’annule exactement lorsque l’idéal de Fitting devient l’anneau entier.

Cet invariant est transportable entre des descriptions différentes du module. Il ne faut toutefois pas lui demander plus qu’il ne dit : en général, deux modules ayant le même idéal de Fitting ne sont pas nécessairement isomorphes.

En théorie d’Iwasawa, ces idéaux permettent d’exprimer des informations arithmétiques sous une forme algébrique, puis de les comparer à des éléments construits analytiquement.

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